Dans une habitation, sur un bâtiment, isolation et acoustique sont liées.
Face au bruit, l’isolation d’une façade peut devenir complexe. Tous les éléments de l’ouvrage doivent être pris en compte : paroi opaque, fenêtre, entrée d’air, coffre de volet roulant, liaisons et calfeutrement entre les éléments. Traiter la seule fenêtre par rapport au bruit et à ses répercussions acoustiques serait se priver d’un résultat optimal. Le renforcement des performances acoustiques va de pair avec l’amélioration de l’isolation thermique (source d’économie).
Les sources et les flux du bruit
3 modes de transmission du bruit peuvent coexister :
- Les transmissions directes provenant des éléments de la façade : parties opaques, menuiseries, coffres de volet roulant, grilles, entrée d’air…
Une priorité de traitement. - Les transmissions latérales provenant des cloisons légères maçonnées en contact avec la façade.
Une importance moindre (mais un traitement nécessaire si les isolements sont égaux ou supérieurs à 35 dB) - Les transmissions parasites provenant des fissures, des défauts de calfeutrement.
Associées aux défauts de mise en œuvre, au vieillissement et aux déformations.
Une priorité d’intervention sur les façades anciennes.

Savoir fixer la performance à atteindre sur un site
Les professionnels sont souvent confrontés à des normes d’acoustique concernant les façades. Les éléments décrits ci-joint permettent de croiser les performances attendues d’une façade aux performances des futures fenêtres en fonction de l’indicateur de référence (le DnT,A, tr exprimé en dB).
(lien avec descriptif technique et tableau situation)
Voici un exemple de situation concrète :

A noter : La réglementation française a fixé pour les logements neufs une valeur d’isolement minimale de façade de 30 dB. Le niveau d’isolement de la façade dépend dans une large mesure du confort recherché par l’habitant. Il est difficile à définir objectivement car il repose sur de très nombreux facteurs dont certains sont liés à la destination des locaux, à la sensibilité personnelle au bruit, à l’état de santé.
L’Organisation Mondiale pour la Santé recommande des niveaux moyens de 30 dB(A) la nuit dans la chambre à coucher et de 35 dB(A) dans les pièces de séjour. Néanmoins, certaines personnes hypersensibles au bruit attendent des niveaux inférieurs.
Echelle des bruits en dB(A)







